D'habitude c'est la poisse

30 Nov 2015

D'habitude, quand Max vient sur le bateau, il se passe toujours quelque chose. Le moteur se met en sécurité et ne démarre plus en plein chenal, les fils du moteur électrique qui fondent, j'ai roulé sur son appareil photo avec le 4x4 ou encore le bateau qui coule (si si, ça nous est arrivé...).

En action de pêche, je me souviens de cette belle truite de la Sorgue qu'il pique au milieu d'un tas de bois morts, je saute à l'eau pour l'épuiser et elle passe par un trou de mon épuisette (en fin de vie l'épuisette...), tout en restant accrocher à la nymphe.  On se retrouve à entamer un combat à la main avec un poisson de 44cm bien décider à rester au fin fond du tas de branches immergées.  On l'a sortie mais c'était limite. 

Un autre jour, on s'est retrouvé à traverser le vieux Rhône à la nage pour aller chercher nos float tube qui étaient partis sur une montée subite des eaux alors qu'on les avait échoués pour aller pêcher une zone inaccessible.

Lors d'un séjour en Lozère, c'est l'embrayge de la voiture qui casse à 3km du spot de pêche. Une autre fois, le turbo. 

On a ramené tout et n'importe quoi du fond du Rhône: une chaise d'école, un sac de sport avec des écrevisses, des altères avec toujours la même appréhension de ce que ça pouvait être.

 

Si ça ce n'est pas de la poisse, je n'y connais rien.

 

Après coup les galères ça fait de bons souvenirs. 

 

Cette fois ci, rien de tout ça. C'est même le contraire je dirais. Bon, je commence par me faire couper net par un brochet en pêchant à la mise à l'eau juste au moment ou il arrive, (je me dit que ça commence). On a pris la pluie agrémentée d'un petit vent du Nord qui me gelait littéralement les mains mais au final, rien de bien méchant.

 

La bateau démarre, on refait nos bas de lignes. Tresse en 0.10mm, bas de ligne fluoro en 0.25mm. On débute la pêche en linéaire en lancant sur un plateau et en accompagnant le leurre plus ou moins près du fond jusque sous le bateau. 

Au premier lancer je prends un petit brochet.  Je n'aime pas ça. Ca annonce souvent une journée sans touches derrière ce genre d'action. N'oublions pas, je suis avec Max dans le bateau

 

 

 

Les brochets ont l'air actifs, mais on est venus chercher les sandres. On pêche sur les tombants et sur une pente douce entre 4 et 8m. On remarque beaucoup de poissons fourrages grâce au sondeur. Il y a de petits rassemblements un peu partout, les sandres sont forcément dans le coin. Le Rhône est teinté, l'eau est à 9°C et même s'il baisse, les conditions sont plutôt bonnes pour pêcher ce poisson.

 

 

On décide de passer en verticale et rapidement j'ai la première touche. Les poissons sont bien là, je décroche ce poisson et je redescends mon leurre, j'anime très doucement, voir pas du tout et je reprends une "craquée". J'enchaînerais 4 sandres sur à peine 30 m de dérive. Les poissons ne sont pas gros (35/40cm) mais les touches sont franches, c'est plaisant. Max essaye plusieurs leurres différents mais n'a pas de résultats immédiat. Il passe à la lame vibrante et prend rapidement une ou deux perches suivies d'un petit sandre.   

 

 

On continue un moment à ce rythme, mais il pleut et le vent nous glace les mains. On décide d'aller se mettre au chaud dans la voiture pour manger. On remarque une blessure sur le dos d'un poisson dans le vivier au moment de le remettre à l'eau. Dernièrement j'ai pris plusieurs poissons qui avaient des traces que j'estime être de becs d'oiseaux. Certaines blessures sont bien "gore". 


 

 

 

On reprend la pêche vers 14h, il y'a une petite éclaircie qui laisse passer le soleil, le genre de moment qu'on apprécie ces journées-là. Je fais remarquer à Max qu'on passe sur des échos de poissons dans 7m, on s'applique sur les animations et Max ne tarde pas à prendre une touche. Il remonte le poisson tranquillement, la Luvias absorbe bien les coups de tête ce qui évite les décrochages. Son fish n'est pas arrivé au bateau que Je prends dans la foulée une frappe, je ferre énergiquement et c'est le doublé. 

 

 

 

 

A partir de ce moment là, la pêche devient très compliquée. Les sandres ne réagissent plus. On affine un peu la pêche, on prend quelques touches timides sur des leurres "finess" mais on ne pique plus aucun poisson. 

 

Je dépose Max qui doit partir, j'hésite à faire pareil mais je me convaints que ça va éclater un moment ou un autre. Je retourne donc pêcher, des connaissances arrivent sur le spot, on discute,  tout en gardant un oeil sur le sondeur mais les poissons se sont dispercés.

Je cherche les poissons plus en profondeur, je remarque beaucoup de silures par endroit, je n'ai pas le matériel adapté alors je passe dessous sans trop animer histoire de ne pas m'engager dans un combat d'1h qui mettra à mal mon matériel léger.  Le temps passe et je perds un peu la motivation.

 

Le soleil fini par passer derrière les collines, c'est le moment il faut être au bon endroit, tout peux se jouer maintenant. Je retourne sur le spot du matin, la lumière baisse très rapidement, je remarque de l'activité sur le sondeur mais rien ne se passe, linéraire, verticale, pas une touche.

 

Il commence à faire nuit, on est à la limite de l'heure légale de pêche, il reste à peine 10 minutes.

Je range mon matériel et je décide de partir. Florian pêche en float tube à côté, il retourne également à sa voiture. Je m'écarte de lui au moteur électrique pour démarrer le moteur thermique quand j'aperçois sur le sondeur une petite boule concentré de poissons fourrage et un gros trait juste dessous. Il y a 4m d'eau. C'est la configuration typique du carnassier derrière son garde manger. 

J'arrête immédiatement le moteur électrique, j'attends que le courant me replace au bon endroit,  je descends un leurre milieu de la boule de poissons en suspend, j'anime assez fort et je prends tout de suite une énorme décharge dans la canne.

 

Dans un premier temps je pense au petit silure vue la violence de la touche mais finalement le poisson arrive rapidement au bateau et j'aperçois un magnifique sandre. Il ne rentre pas dans l'épuisette, je ne veux pas le perdre alors je n'insiste pas, je l'attrape à la main. Le leurre de 12cm est bien rangé au fond de son énorme gueule. On fait quelques photos (Merci à Florian au passage) le mètre indique 90cm tout rond et le poisson repart énergiquement au fond. 

 

Finalement, la poisse ce n'était pas pour ce jour là.

 

 

 

 

L'an dernier, quasiment jour pour jour, Max sortait du Rhône un sandre de 92cm.

Finalement on devrait peut être aller pêcher le sandre ensemble plus souvent !  

 

 

 

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